Thought of the day

Une faute politique impardonnable engageant inéluctablement la responsabilité

Droitiers, approuvez-vous l’idée d’accorder plus de droits aux gauchers ? Une telle question provoquerait sans doute un chahut sans réciproque non seulement dans les groupes politiques et parlementaires logés autour du plateau du Saint-Esprit, mais dans la société entière. Et de droit!

Il est communément connu et admis qu’un référendum par lequel on fait voter une partie de la population sur les droits d’une autre, constitue une arme politique dont les conséquences destructrices peuvent être immensurables pour l’équilibre moral de la société.

La démocratie est conçue comme un outil d’égalité et d’équité, or se tourne vite en injustice menaçante lorsque les uns sont appelés à décider sur les droits des autres.

Cette constatation s’accentue si les électeurs sont des nationaux et les autres des résidents étrangers… le bon sens interdirait donc à tout politicien doté de ce dernier d’envisager un référendum sur une telle question.

Or, le Premier ministre thaumaturge ensemble avec son gouvernement ont décidé de violer tout bon sens  et de poser ce dimanche, 7 juin aux citoyens et citoyennes luxembourgeois une telle question risquant de diviser profondément la société du Grand-Duché: le droit de vote des étrangers !

Ils nous présentent le recours au référendum comme appel direct au peuple permettant de faire revivre l’esprit démocratique. Or ce référendum-ci appelant une réponse binaire est inefficace pour traiter une question complexe et drosse souvent le débat politique en le conduisant à s’écarter de la question posée.

Il est évident qu’une telle question ne se prête nullement à un plébiscite, destiné en fin de compte uniquement à combler l’agenda du gouvernement en place. Quelle responsabilité pour un Premier ministre et son gouvernement de faire trancher un pays sur une question si délicate ayant de ce fait séparé profondément la souche sociétale luxembourgeoise ?

La société luxembourgeoise est divisée ! Et non pas ensemble sur une question, mais un camp contre un autre. Bettel, Schneider, Braz et associés essaient sans cesse de convaincre de manière plus, mais plutôt moins réussie, les citoyens et citoyennes de voter OUI. Parmi leurs arguments sont les conséquences néfastes qu’un refus pourrait avoir sur la toile civile luxembourgeoise.

Or il sied dans ce contexte de se poser la question comment de telles politiques peuvent effectivement refuser de voir leur responsabilité engagée ? Même s’ils ne jumelaient pas leur responsabilité au simple résultat du référendum, ils devraient au moins rester francs et pour la première fois depuis le souvenir immarcescible d’octobre 2013 respecter les luxembourgeois ainsi que les résidents étrangers et accepter les conséquences pour cette faute politique !

Si le dimanche 7 juin à la clôture des bureaux de vote, les luxembourgeois votent contre les conditions d’attribution du droit de vote aux résidents étrangers alors j’espère que des conséquences politiques seront la suite ! Même dans le cas d’un oui majeur, la société restera divisée, ce ne sera donc pas le résultat du référendum qui induira l’engagement de la responsabilité politique mais le fait même d’avoir posé cette question et commis cette faute politique grossière.

J’espère que le gouvernement Gambia qui a gracieusement béni les luxembourgeois d’un pseudo-renouveau et d’un droit de participer aux décisions du pays ne sera pas atteint d’un aveuglement lâche et dangereux et acceptera de reconnaître sa faute et payera les dommages et intérêts politiques pour le préjudice causé à la société du Grand-Duché !

Il serait impensable de retourner le lundi 8 juin à l’ordre du jour habituel et nier le préjudice causé. On est dans une situation particulière au Luxembourg et une telle situation nécessite des mesures particulières ! Mais non pas en divisant une société et un pays mais en l’unissant ! Cette question posée dimanche ne se trouve nullement dans cette ligne de mire !

PENSER AUX GENERATIONS ET NON AUX ELECTIONS SUIVANTES!

Prendre des décisions pour les générations et non pour les élections suivantes. Cela devrait être la faîte de la gloire pour laquelle tout politicien s’adonnerait avec frénésie . Or inhérent à la vie d’un quidam politique est l’appât de survie professionnelle sur la scène politique, faisable qu’en gagnant les élections suivantes.

Une question alambiquée mais élémentaire qui devrait donc se poser à tout citoyen pourfendeur d’une politique vraiment durable, est de savoir comment modifier le système actuel des élections, plus ou moins démocratique, afin de pouvoir admonester de manière efficace les élus à considérer les effets à long terme de leurs décisions?

Ratiocinant sur cette question, une appréciation des conséquences de la politique précédente par les électeurs me semble dans la ligne de mire. Ce propos se présente sûrement comme une élucubration chimérique pour certains et pour éviter qu’il soit trop vite tourné en dérision je préfère l’illustrer par une ébauche pratique.

Par une lettre d’appréciation plus ou moins précise annexée au bulletin de vote, les électeurs pourraient noter le travail effectué par le mandataire précédent. A titre d’exemple, lors des élections présidentielles françaises de 2012, les citoyens auraient au même moment pu évaluer les conséquences des réformes ou bien de l’absence de telles de la période présidentielle de Jacques Chirac. (Pour vraiment considérer les effets à long terme et éviter au mieux toute impétuosité je suppose qu’il serait préférable de ne pas évaluer la politique du président sortant)

Bien-sûr cela ne pourrait avoir effet et fonctionner correctement que si les médias complétaient leur tâche et rappelaient aux citoyens les réformes lancées pendant la période en question ainsi que leurs répercussions sur la vie sociale, économique et politique d’aujourd’hui.

Il est évident que cette appréciation n’aurait pas de conséquence directe ni restrictive pour le Président dont la présidence sera appréciée. Or ce propos ferait en sorte que le politicien serait touché à son endroit le plus vulnérable, sa vanité. Chaque femme ou homme politique préférerait voir son nom dans des livres d’histoire lié à des titres ronflants au lieu de le voir éclaboussé par de mauvaises évaluations.

Je pense également que l’effet le plus important d’une telle modification serait avant tout la sensibilisation des citoyens et des élus pour une politique durable. Des questions comme la protection de l’environnement et des ressources, les réformes de la sécurité sociale et des pensions ou encore le chômage des jeunes sont souvent des questions qui souffrent sous les somnolences décennaires des politiciens en charge. Souvent les politiciens préfèrent échafauder au coin de leur bureau les réformes impopulaires et douloureuses mais indispensables.

L’hypocrisie pure et dure des leaders socialistes

Une question dont la ténacité n’arrête de turlupiner mon esprit est celle de la manière dont les leaders socialistes réussissent toujours à ligoter une partie de la population civile à leurs propos et idéologies à la fois hypocrites et fourbes.

Il sied de bien préciser que je n’attribue ce caractère fourbe et hypocrite pas tellement aux idéologies socialistes elles-mêmes mais mises en relation avec les auteurs qui les prononcent.

Je reconnais et défends qu’il est absolument important que les intérêts de la ,,classe ouvrière’’* soient défendus mais alors ceux qui les défendent devraient faire preuve d’intégrité!

Comment se peut-il qu’un homme politique se vante de vouloir représenter la ,,classe ouvrière’’ si lui même n’a aucun lien avec cette classe et profite de plein gré de tout ce qui trouve ses racines dans la classe la dirigeant?

Le 25 avril 2014 le conseil des ministres luxembourgeois a retenu que le leader du plus grand syndicat socialiste luxembourgeois (OGBL), Jean-Claude Reding recevrait un poste au sein du conseil d’administration de la Banque et Caisse d’épargne luxembourgeoise.

D’un côté il est absolument critiquable qu’après des élections législatives où ce leader syndicaliste a publiquement conseillé aux électeurs de ne pas soutenir un parti sur la scène politique en faveur de quelques autres reçoive maintenant une récompense pour ses services de la part des partis élus.

Mais de l’autre côté il faut également se demander si un tel syndicaliste pouvait toujours se vanter de représenter les plus indigents comme il n’arrête de le déclarer?

Cette vilenie de vouer de la haine entre les soi-disant ,,classes’’ en s’époumonant de défendre les intérêts des plus démunis et indulgents mais en même temps assurer un siège dans le conseil d’administration d’une banque luxembourgeoise sort pour moi de tout ce qui est raisonnable et démontre une hypocrisie énorme.

Une situation comparable s’est affirmée lors des dernières élections législatives où le parti socialiste luxembourgeois a affronté  la lutte électorale avec un candidat tête de liste se présentant sur les affiches électorales avec une montre de luxe au bras. Bien-sûr cela est son droit profond et absolu de pouvoir s’offrir le luxe qu’il désire pour autant qu’il peut se le permettre sans nuire à autrui. Je serais absolument mal placé pour critiquer un tel mode de vie et je ne désire le faire, mais se représenter en même temps comme le plénipotentiaire de cette famille prolétaire ne me fait sentir que du dégoût. Ce ne sont donc pas les plaisirs de la bonne chère que je critique mais le fait de mener une vie privée absolument opposée aux propos politiques qu’on exprime et qu’on essaie d’octroyer.

Un autre exemple phare de cette bassesse politique est l’ancien ministre socialiste Lucien Lux. Ce dernier est absolument coutumier de chambouler dans sa vie privée toutes les idées socialistes et de bafouer ainsi tous les hommes politiques socialistes intègres dont l’affection au parti socialiste ne fut pas dominé par l’appât du gain et du pouvoir.

Monsieur Lux s’est parfaitement distingué par sa manière d’être de connivence avec tous les grands entrepreneurs et hommes d’affaires. Il me semble qu’il n’a roté aucun coche de profit. Or pour quelqu’un qui se veut la voix de la classe prolétaire il serait préférable d’adopter un autre mode de vie.

Dans le cas de Monsieur Lux ce ne fut heureusement plus le cas mais lors de chaque élection il faut se demander sincèrement pourquoi les citoyens acceptent toujours cette imposture publique en soutenant de tels leaders socialistes? La seule solution qui me semble raisonnable et admissible: parce qu’ils n’auraient pas d’autre choix, parce qu’aucun autre parti ne semble représenter leurs intérêts.

Mais des alternatives existent aujourd’hui, notamment lors les élections européennes il est absolument indispensable de soutenir les partis et les acteurs politiques qui propagent des idées et des réflexions sans les tromper eux-mêmes dans leur vie privée.

J’admets que c’est sans équivoque beaucoup plus dur de rester intègre et franc en tant que dirigeant d’un organe socialiste que d’un organe libéral, mais ce choix reste libre aux intéressés. Or une fois ce choix effectué il faut absolument concilier sa vie privée avec sa vie politique! Lorsqu’on fait partie du jeu publique et a fortiori du jeu politique, la stricte séparation entre ces deux vies n’existe plus.

Et je désire bien préciser une deuxième fois que je ne critique pas les idées socialistes elles-même dans cet article mais l’hypocrisie dont elles deviennent le boulet de canon. Ce sont les modes de vie adoptées par certains hommes politiques socialistes qui ont pour conséquence que leurs idées qu’ils propagent sont vidées de tous leurs sens! Je préfèrerait alors un véritable communiste à la gauche-caviar…..!

Mais comme un tel choix ne s’oppose pas lors des élections, comme on a une alternative,  ma prise de décision lors des élections européennes de 2014 ne me pose pas trop de difficultés: le parti populaire européen avec Jean-Claude Juncker comme candidat tête de liste à la présidence de la Commission européenne !

(* j’utilise la dénomination de classe ouvrière pour mieux illustrer mon propos, même si la discussion de la persistance de la classe ouvrière d’un côté et la critique de l’utilisation du mot ,,classe’’ relèvent d’une autre discussion à mener)